Olier

Ce qui m’impressionne chez lui, c’est d’abord l’aventure spirituelle. Avec un étonnant mélange de courage et d’humilité, il s’est laissé guider par Dieu. Il a offert sa vie.

Des hommes et des femmes de grande valeur religieuse ont su le conseiller : Vincent de Paul, Marie Rousseau, Agnès de Langeac, Charles de Condren, d’autres encore. Il s’est laissé guider.

Il avait été un jeune abbé ni meilleur ni pire que d’autres. Puis, il avait compris que cela ne suffisait pas. On l’avait vu s’occuper des pauvres, les nourrir, les loger. Il prêchait des « missions ». Il faisait des pèlerinages. Il lisait la Bible.

En décembre 1641, à Aubervilliers, il avait fait une longue retraite dans le but de savoir si oui ou non, avec plusieurs prêtres amis, il devait fonder une communauté où l’on accueillerait de futurs prêtres pour les préparer à leur ordination. Ce serait une pépinière de vocations, un « séminaire ». Il voulait que son projet soit mûri dans la prière. La fondation s’était faite dans le village de Vaugirard, non loin du Paris de l’époque.

Dans les mois qui suivent, début 1642, Olier met par écrit sa promesse de s’abandonner désormais totalement entre les mains du Christ, son maître « pour l’aimer et le servir sans réserve ». Sa vie est alors centrée sur l’adoration : une adoration qui est l’expression de l’amour qu’il a pour Dieu, à l’image de Jésus, l’« adorateur du Père », comme il l’écrivait.

Il ressent de plus en plus la présence de l’Esprit Saint, qui s’empare de lui et auquel il s’abandonne. Il est convaincu que par lui-même, il ne peut rien, mais que l’Esprit peut faire en lui de grandes choses.

Ce sera le cas. Une proposition inattendue lui est faite : devenir le curé d’une vaste paroisse alors assez misérable. (Oui, c’est Saint-Sulpice !) Il change ses plans. Il devient curé.

Il a 33 ans. Le voici « pasteur ». Une autre histoire commence.

Avec le Conseil pastoral paroissial, il nous a semblé que le temps était venu de redécouvrir Olier. Il a beaucoup à nous apprendre. Comme lui, nous avons nos limites ; mais il dépend de nous de nous laisser conduire par l’Esprit Saint, comme il le fit.

Bonne année Olier !

Père Jean-Loup Lacroix


Auspice maria

Notre logo pour l’année Olier est repris d’une peinture de la chapelle dite « des étudiants » située au-dessus du péristyle de l’église Saint-Sulpice. Les deux lettres entrelacées A et M signifient Auspice Maria (et non pas Ave Maria), c’est-à-dire « sous la protection de Marie ». Ce sigle est très répandu au Canada et aux États-Unis, où les sulpiciens sont présents depuis les 17e et 18e siècles.

« Qui a Jésus a tout » est une formule d’Olier que l’on trouve notamment sur la façade du Patronage Olier, 66 rue d’Assas.

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