À travers les épreuves

1642 : L’entrée en fonction se fit dans les douleurs. Nombreux étaient les opposants : amis persuadés qu’accepter cette paroisse mènerait à l’humiliation d’un échec… pour le Séminaire aussi.

Quant à la mère d’Olier, elle était effondrée, amère devant la carrière gâchée de son fils. Refuser l’évêché de Châlons pour devenir curé de faubourg, courir après les trépassés dans les rues de Paris ! Elle rompt : elle ne veut plus m’avoir pour fils, bref elle le répudie et toute la famille.

Le premier obstacle vint des prêtres que laissait M. de Fiesque. Fort relâchés. Après leur messe, ils finissaient la journée au cabaret qui se trouvait dans le cimetière (notre Chapelle de la Vierge), avec les ivrognes. C’est là, dit-on, que les confessions étaient rétribuées… en liquide.

Olier, devant ces prêtres, tombe à genoux, et leur propose une vie en communauté ! Revenus mis en commun, frugalité, vivre ensemble leur service paroissial… Une révolution. Sur 17, 4 acceptèrent. Les autres ? Olier les laisse continuer, chacun de son côté avec ses honoraires. Il se retrouve avec son petit groupe, si petit que la tâche est impossible. Or cette communauté bizarre va vite attirer, grandir : bientôt 50 prêtres dans une ferveur première. (à suivre)

L’intégralité de chroniques précédentes : http://pss75.fr/saint-sulpice-paris/petite-chronique-pour-lannee-olier/

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