À travers les épreuves (suite)

Juin 1645. Le presbytère était occupé, les prêtres et séminaristes dispersés. L’affaire avec M. de Fiesque est portée devant le Parlement, qui est partagé. Contre Olier, le Prince de Condé, qui l’humilie publiquement. Pour : Vincent de Paul et la Reine, la Princesse de Condé.

Olier est confirmé dans sa charge, mais la tension persiste. On vient mettre le feu au presbytère ; 300 prostituées manifestent devant le Parlement… L’échec est patent.

La Reine propose l’évêché de Rodez, une belle sortie. Mais le projet longuement mûri devant Dieu ? Marie Rousseau, qui a tant prié et fait pour sa venue, lui conseille de rester, son directeur spirituel aussi. Olier alors s’en remet humblement à la décision de l’Abbé de Saint-Germain Henri de Condé, pourtant hostile, son supérieur. Et voici que l’Abbé, impressionné, change d’avis.

Tout alors reprend vie. Prêtres et séminaristes reviennent. Avec l’aide de Monsieur Vincent, on cherche à contenter M. de Fiesque insatiable : des amis d’Olier lui abandonnent leurs bénéfices. Le 6 septembre, Olier et deux compagnons signent un Acte d’association, que l’Abbé autorise officiellement. Le jeune Louis XIV, 7 ans, de par Madame sa Mère octroie des Lettres patentes : la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice est née. Olier, affermi par l’épreuve, relance la paroisse (à suivre).

Lucile Villey

L’intégralité de chroniques précédentes : http://pss75.fr/saint-sulpice-paris/petite-chronique-pour-lannee-olier/

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