Toussaint 2017

Essayez d’imaginer. Vous cheminiez dans une longue vallée. Autour de vous, des prairies, des villages, des forêts. Tout un monde qui vous était familier mais que vous saviez devoir quitter.
Devant vous maintenant, une terre jamais vue. Impressionnante par son immensité, mais paisible et rassurante.
Plus rien n’arrête votre regard. Cette terre ouverte vous est tout entière donnée. D’ailleurs, voici que l’on vous y accueille.
C’est une foule immense qui s’avance. Paisible. Lumineuse. En son sein, des personnes que vous reconnaissez. Oui, vos proches.
La vallée que vous avez quittée n’était que votre berceau. Votre véritable patrie, la voici.
Sur tous les visages, une lumière. Comme un reflet de gloire divine.
Simples imaginations ? Relisons les textes de la messe de ce 1er novembre :
« Nous fêtons aujourd’hui la cité du ciel, notre mère la Jérusalem d’en haut ; c’est là que nos frères les saints, déjà rassemblés, chantent sans fin ta louange. Et nous qui marchons vers elle par le chemin de la foi, nous hâtons le pas, joyeux de savoir dans la lumière ces enfants de notre Église que tu nous donnes en exemple. C’est pourquoi, avec cette foule immense que nul ne peut dénombrer, avec tous les anges du ciel, nous voulons te bénir en chantant. »
Je sais. On ne parvient pas au ciel par un doux chemin. La mort est comme un saut dans le vide. Vient ensuite, toujours, le jugement de Dieu et, souvent aussi, le « feu » d’une purification, brève ou longue.
Ce jour de Toussaint, nous voulons pourtant tourner les yeux vers la toute fin de l’histoire, comme la liturgie nous y invite. Demain, 2 novembre, nous penserons tous ceux qui sont encore en route et peuvent avoir grand besoin de nos prières.
Père Jean-Loup Lacroix

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