Petite chronique pour l’année Olier

Une chronique Olier dans Tous Frères

Cette chronique voudrait – au fil de l’Année et sauf quand d’autres notices s’imposent dans l’actualité de Tous Frères – nous familiariser avec Olier à Saint-Sulpice. Non pas d’abord, ici, ses écrits ou sa spiritualité. Mais tout simplement le personnage, le quartier où il a vécu et que nous habitons, les événements… Les “histoires” du temps, et pas forcément dans l’ordre chronologique !

L’une d’elle arriva un 29 janvier ? – Mais c’était il y a si longtemps, au XVIIème siècle ! – Alors ce sera un dépaysement… un voyage dans le temps, vers nos racines. Un monde à découvrir, par petites touches. Peut-être un moyen pour mieux comprendre l’œuvre et le message de Jean-Jacques Olier, curé de Saint-Sulpice. (Lucile Villey)

1. Un marchandage Olier devient curé

En 1642, Julien de Fiesque était curé de Saint-Sulpice depuis 10 ans. Il avait tenté quelques réformes de cette paroisse fort en désordre qu’il faudra un jour présenter. Paroisse immense, pour l’essentiel, une “banlieue” difficile, pauvre, violente – irréformable disait-on. Les prêtres de la paroisse, les premiers, refusaient tout effort. Monsieur de Fiesque était découragé.

Le 25 avril, fête de saint Marc, la paroisse alla en procession au village de Vaugirard, comme à l’accoutumée. Et son curé rencontra Olier et ses compagnons, qui venaient d’y installer leur embryon de séminaire. Il pense trouver là un successeur possible. Mais aucun ne veut. Il insiste, on hésite. Le séminaire serait moins éloigné de Paris… Le prieur de Saint-Germain des Prés sans qui rien n’était possible s’en mêle, d’autres encore.

Qui alors, parmi les compagnons de Vaugirard, deviendra le curé ? Olier, nous le savons. Mais au terme d’un marchandage pénible, – échange de bénéfices – dont les péripéties dureront 5 ans… Monsieur de Fiesque n’était pas homme à perdre à l’échange.

2. Olier devient curé (suite)

1642. M. de Fiesque, en tant que curé, percevait les revenus qui allaient avec sa charge d’âmes (un “bénéfice”). Il voulait échanger sa cure, mais contre quoi ? Les parents d’Olier l’avaient pourvu très jeune : à 16 ans il “possédait” déjà trois prieurés, une abbaye… Il en était resté là, car il s’était converti. Or M. de Fiesque lorgnait l’un de ces prieurés : Clisson, près de Nantes. Mais celui-ci ne rapporte que 1600 livres de revenus, moins que la cure ! – Débrouillez-vous pour joindre 1400 livres de rente ! Le curé était pressé de partir et le marché fut conclu le 25 juin.

Hélas, M. de Fiesque se ravisa. En 1645 il déclare la cession nulle, réclame un énorme supplément, alimente le mécontentement de certains prêtres et paroissiens contre les nouveautés d’Olier… Il n’y avait plus d’argent. Vincent de Paul et la Reine s’en mêlent, des amis d’Olier font des dons. Négociations pénibles. Ce n’est qu’en 1647 que la question sera réglée, un gros souci de moins. Le 10 juillet 1662 on célèbre à Saint-Sulpice une messe pour le repos de l’âme de M. de Fiesque.

3. Olier à la Foire Saint-Germain

Février, mars : la Foire bat son plein. C’est la grande affaire du quartier !

Depuis 1482, la Foire de l’Abbaye – toute proche de Saint-Sulpice, sur un territoire bien plus étendu que l’actuel Marché : un quadrillage de 24 splendides halles couvertes, des centaines de marchands – s’ouvrait le 3 février, pour la Saint-Vincent. De trois semaines au départ, elle avait peu à peu grignoté le Carême – qui y devenait carnaval jusqu’aux Rameaux…

Elle abritait des commerces de luxe : orfèvres, ébénistes, étoffes ; mais on vendait de tout. Et se pressaient danseurs de corde, marionnettistes, montreurs d’animaux, tréteaux d’acteurs forains.

La célèbre Foire est alors un rendez-vous prisé, où les classes sociales se mêlent, des princes aux mendiants. Y compris escrocs et prostituées. Lieu de commerce et de fête, la Foire Saint-Germain est aussi un lieu de débauche, avec jeux de hasard, rixes, duels.

Olier en héritera comme curé. Mais en 1629 – il avait 20 ans – qu’allait donc faire à la Foire le jeune Abbé Olier ?

4. Olier à la Foire Saint-Germain (suite)

La Foire, 1629. À la porte d’un cabaret, Olier et quatre amis, étudiants en théologie. Venaient-ils se changer les idées ? Des clercs richement vêtus, justaucorps de satin violet, bas violets…

Passe Marie Rousseau. Au carrefour de Buci, elle tient un cabaret avec son mari, marchand de vins. Marie était connue pour sa vie spirituelle intense, on venait lui demander conseil. Elle priait sans cesse pour la conversion de ce Faubourg de fâcheuse réputation.

« Hélas, Messieurs – dit-elle – que vous me donnez de peine ! Il y a longtemps que je prie pour votre conversion. J’espère que Dieu m’exaucera. » Ont-ils haussé les épaules ? Ri ? On ne sait. Mais cette parole a dû frapper Olier.

Plus tard, avec le recul, il reconnaîtra dans cette brève rencontre “sa première conversion” : ouverture vers le véritable changement de vie, l’année suivante, en Italie. À la Foire, sans le savoir, il venait rencontrer Dieu.

La cabaretière mystique du Faubourg, comme on l’appelle, retrouvera Olier douze ans plus tard. Elle interviendra dans sa venue comme curé, et sera un appui de sa vie spirituelle.

5. Olier et le service des pauvres

Au 17ème siècle, où ils sont légion, on n’hésite pas à dire les pauvres. Olier, qui vient de naître à la grâce (1631), rentre à Paris. Et voici que dans l’hôtel familial – au moment où sa mère s’active pour promouvoir sa carrière ecclésiastique ! – Olier se met à abandonner son train (de vie), les beaux habits, les bonnes compagnies. Il manifeste au dehors qu’il est à Dieu en Jésus-Christ. Un changement de vie total, et la fougue d’un converti.

Alors il va aux enfants, aux pauvres ; comme Jésus il se met à leur service, les ramène chez lui ! Le voici qui sort de Notre-Dame. À la porte, un mendiant : il lui donne une aumône, et le catéchisme : il se met à l’instruire longuement. Sur le parvis, sur le pont de l’Hôtel-Dieu, il s’approche d’un pauvre aux plaies répugnantes : tel François d’Assise il embrasse sa plaie, il voit en lui le Seigneur couvert de plaies…

On le raille, on le méprise, honte de sa famille. Trop ostentatoire ? Alors c’est brûlant de l’intérieur, sans être vu, qu’il agira.

Il est temps pour Olier de rencontrer Vincent de Paul et ses missions. Dans dix ans il sera curé. Mais déjà : comment se convertir sans découvrir les pauvres autour de soi ? (À suivre)

6. Olier et le service des pauvres (suite)

1649. L’hiver, particulièrement rigoureux, est dramatique. Les Parlementaires ont refusé la multiplication des taxes et impôts sur une population exténuée par les guerres et les épidémies ; les barricades ont surgi. La Cour s’est éloignée. Le Prince de Condé a mis le blocus sur Paris. La guerre civile est là avec son cortège de misère.

Olier décrète aussitôt une visite générale : déjà 1 500 familles dans l’extrême nécessité, et leur nombre ne fait que croître. Où trouver les ressources ? Bien sûr il donne, comme ses confrères. Une poche percée. Quand il n’a plus rien il donne ce qu’il a en mains, un livre, un mouchoir : de quoi acheter du pain… Il vend ses biens. Ses paroissiens ? Chacun donne selon ses moyens, mais les riches ont fui au loin. Une nuit, Olier secrètement arrive à franchir les lignes, à pied dans la neige… Au château de Saint-Germain, il verra la Princesse de Condé (dont le fils tient le blocus !) et d’autres : il obtient des subsides.

Voici Olier comme sainte Geneviève : avec du pain, de la soupe, du charbon… Il prie, porte devant Dieu son peuple qui souffre. On lui reproche sa prodigalité imprudente ? « La bourse de Jésus-Christ est inépuisable, il n’y a qu’à commencer, il nous assistera ».

7. À travers les épreuves

1642. L’entrée en fonction se fit dans les douleurs. Nombreux étaient les opposants : amis persuadés qu’accepter cette paroisse mènerait à l’humiliation d’un échec… pour le Séminaire aussi.

Quant à la mère d’Olier, elle était effondrée, amère devant la carrière gâchée de son fils. Refuser l’évêché de Châlons pour devenir curé de faubourg, courir après les trépassés dans les rues de Paris ! Elle rompt : elle ne veut plus m’avoir pour fils, bref elle le répudie et toute la famille.

Le premier obstacle vint des prêtres que laissait M. de Fiesque. Fort relâchés. Après leur messe, ils finissaient la journée au cabaret qui se trouvait dans le cimetière (notre Chapelle de la Vierge), avec les ivrognes. C’est là, dit-on, que les confessions étaient rétribuées… en liquide.

Olier, devant ces prêtres, tombe à genoux, et leur propose une vie en communauté ! Revenus mis en commun, frugalité, vivre ensemble leur service paroissial… Une révolution. Sur 17, 4 acceptèrent. Les autres ? Olier les laisse continuer, chacun de son côté avec ses honoraires. Il se retrouve avec son petit groupe, si petit que la tâche est impossible. Or cette communauté bizarre va vite attirer, grandir : bientôt 50 prêtres dans une ferveur première.

8. A travers les épreuves (suite)

1645 fut une autre année de fondation. Au bout de 3 ans, les difficultés augmentaient – terrain d’une émeute qui ébranla le Faubourg tout entier. Que se passait-il ? Une histoire d’argent ? Entre deux curés, l’ancien et le nouveau ? Sous-jacents, les mécontentements accumulés.

Les soucis financiers étaient grands. Comment construire un séminaire qui réponde aux besoins ? Sur le terrain du presbytère ? Les marguilliers s’y opposaient, d’autant qu’Olier venait de leur faire approuver un plan hors de prix pour la nouvelle église. L’Abbé de Saint-Germain était hostile au Séminaire, beaucoup se décourageaient.

Or dans la paroisse l’opposition larvée à l’action pastorale du curé explose. Des paroissiens, appuyés par d’anciens prêtres, font appel à M. de Fiesque, mécontent de l’échange de bénéfices qui a permis à Olier de devenir curé : il le déclare nul ! C’est lui le curé.

Le 8 juin, la sédition éclate. On placarde à la porte du presbytère : maison à louervalets à louer… on lance des pierres. La maison est envahie, Olier frappé, traîné par les rues le surplis déchiré… exfiltré par des amis au Palais du Luxembourg pendant qu’on revient saccager le presbytère. Durant trois jours l’église est morte, sans offices. Olier est calme, il prie, soucieux de ses ennemis.

9. A travers les épreuves (suite)

Le presbytère était occupé, les prêtres et séminaristes dispersés. L’affaire avec M. de Fiesque est portée devant le Parlement, qui est partagé. Contre Olier, le Prince de Condé, qui l’humilie publiquement. Pour : Vincent de Paul et la Reine, la Princesse de Condé.

Olier est confirmé dans sa charge, mais la tension persiste. On vient mettre le feu au presbytère ; 300 prostituées manifestent devant le Parlement… L’échec est patent.

La Reine propose l’évêché de Rodez, une belle sortie. Mais le projet longuement mûri devant Dieu ? Marie Rousseau, qui a tant prié et fait pour sa venue, lui conseille de rester, son directeur spirituel aussi. Olier alors s’en remet humblement à la décision de l’Abbé de Saint-Germain Henri de Condé, pourtant hostile, son supérieur. Et voici que l’Abbé, impressionné, change d’avis.

Tout alors reprend vie. Prêtres et séminaristes reviennent. Avec l’aide de Monsieur Vincent, on cherche à contenter M. de Fiesque insatiable : des amis d’Olier lui abandonnent leurs bénéfices. Le 6 septembre, Olier et deux compagnons signent un Acte d’association, que l’Abbé autorise officiellement. Le jeune Louis XIV, 7 ans, de par Madame sa Mère octroie des Lettres patentes : la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice est née. Olier, affermi par l’épreuve, relance la paroisse.

10. La Pâque d’Olier

Il est mort le lundi de Pâques 2 avril 1657. A 48 ans, Olier avait vécu beaucoup de Pâques… N’est-ce pas à Pâques, en 1641 à Notre-Dame de Chartres, qu’au sortir d’une longue épreuve il avait « commencé de respirer et de rire », après tant de nuits d’orage ? Un an plus tard, il entrait à Saint-Sulpice.

En 1652, gravement malade, il avait dû quitter sa charge de curé. 1653, première attaque de paralysie. Pourtant il continuait à veiller, voyageant de sanctuaires en séminaires, faisant paraître de petits livres pour ses paroissiens. Très affaibli, il avait fait placer un tableau de la Résurrection dans sa chambre.

1657. Le Lundi saint – il était allé à Issy pour se préparer à la mort – nouvelle attaque. Les médecins le font ramener à Paris au Séminaire. Samedi saint il perd la parole, reçoit l’Extrême-Onction. Dimanche, tombe dans le coma. « J’ai eu le bonheur de me trouver auprès de lui lorsqu’il a rendu l’esprit. Ce fut le lundi de Pâques », écrira Vincent de Paul. Les obsèques seront célébrées à l’église le 7 avril, puis son corps déposé dans la Chapelle du Séminaire.

Peu de semaines avant sa mort, Olier avait pu voir le tableau de Le Brun commandé pour la Chapelle du Séminaire – c’est l’image distribuée pour l’Année Olier : à la Pentecôte, la descente de l’Esprit sur la Vierge, de là répandu sur les Apôtres. Il en avait été ébloui. « Si on la peint ici-bas dans une aussi parfaite beauté, que ne sera-ce point dans le ciel ? ». Voici donc Olier avec Marie, devant son Seigneur.

11. Querelle de clochers

Le 25 avril, fête de saint Marc, Saint-Sulpice allait en procession à Vaugirard (c’est à cette occasion qu’en 1642, M. de Fiesque avait pressenti Olier pour lui succéder).

Or, cette année 1651, le jansénisme montait en puissance. Ces Messieurs voulaient – comme Olier ? – réformer l’Église. Ils disaient revenir à la pureté de l’Église primitive, leur vie austère attirait. Le curé de Saint-Merry, janséniste, concurrençait désormais Olier. Dans des salons du Faubourg Saint-Germain, on frissonnait en dissertant sur la grâce… Mais Olier s’y oppose fermement. « Parce qu’on prêche que Jésus-Christ est mort pour tous, ils sont scandalisés. »

La communion ? Pour eux, rare, elle est comme un sceau de perfection ; selon Olier, plutôt un remède « pour nous laisser posséder par Jésus » …

M. Coppin, curé de Vaugirard, suivait les jansénistes, Olier était devenu l’ennemi.

La procession arrive donc à Vaugirard : Olier, les marguilliers, une foule de paroissiens, mais pas de curé, personne pour les accueillir solennellement selon l’usage. Les cloches, au lieu de carillonner, restent muettes : pour ne pas accueillir Olier, on avait remonté les cordes dans le clocher…

Les marguilliers de Saint-Sulpice, offensés, délibèrent : désormais on n’ira plus à Vaugirard.

Ceux de Vaugirard, se souvenant peut-être des services que Saint-Sulpice rendait régulièrement à leur paroisse, font porter des excuses. Et le 14 avril 1652, on décide de reprendre l’ancien usage…

12. Construire le Séminaire

Avec la paroisse, le Séminaire – bientôt sur la place devant l’église. Quelle aventure ce fut, quels obstacles ! Mais c’était l’œuvre de Dieu. Il y fallait des séminaristes, des formateurs, une maison, une paroisse à côté ; et pour la stabilité une institution reconnue.

Août 1642. Olier venait d’arriver de Vaugirard avec quelques compagnons et élèves. On les logea comme on pouvait au presbytère, cela ne pouvait durer.

Mais d’abord, qui entrerait au Séminaire ? Quelle en serait la porte ? Du temps d’Olier, il n’y eut pas de laïcs songeant au sacerdoce ; mais de jeunes clercs déjà tonsurés ; ou des prêtres ordonnés quasi sans formation.

27 août. Olier prêche le jour de la Translation des reliques de saint Sulpice. Les Grands du Faubourg sont venus voir le nouveau curé. Celui-ci a choisi l’évangile du Bon Pasteur, et dépeint Sulpice comme le modèle des pasteurs.

Il en profite pour interpeller ses auditeurs : Que cherchent ces parents qui destinent leur fils au sacerdoce ? Une brillante carrière, des honneurs, de l’argent ? Bien souvent. Ou encore à caser ceux qui sont trop peu doués, juste bons à faire un prêtre ?

Non. D’ailleurs, on ne s’arroge pas cet état. Il faudra chercher des signes de vocation, un désir d’union à Dieu et de conformité avec le Christ – en sorte de pouvoir y entraîner les autres.

Comme les brebis de la parabole (Jn 10) ils entreront (au Séminaire ?) par la Porte qui est le Christ. Intérieurement appelés par Dieu qui connaît et appelle chacun par son nom. Entrer par la porte de la vocation : formule qui tranchait avec les usages du temps et marquera Saint-Sulpice.

13. Construire le Séminaire (suite)

Or dès 1642, le candidats frappaient à la porte du Séminaire. De quoi se réjouir, mais où les loger ? Les difficultés furent d’abord matérielles – d’autant qu’on acceptait aussi des séminaristes sans ressources.

On trouva une maison voisine du presbytère, dite A la Belle Image, car elle portait une image de la Vierge. L’actuel 9 rue Guisarde. Un minimum d’aménagements ? Marie Rousseau, l’ancienne cabaretière qui avait contribué à la venue d’Olier, aida de ses deniers. Mais ce n’était qu’un campement – repas et temps de prière pris avec les prêtres de la paroisse ; exigu, insalubre : plusieurs tombèrent malades.

Vivre pauvrement, oui. Mais les uns sur les autres ? Il fallait du silence, des lieux d’étude. En envoyer certains à Vaugirard ? Et les entrées affluent : 12 à 25 par an ; certains resteront quelques mois, d’autres un an, ou plusieurs années ; certains deviendront à leur tour formateurs.

Quand Olier veut bâtir des corps de logis dans le jardin du presbytère, les marguillers s’y opposent : le Séminaire n’est pas l’affaire de la paroisse.

Olier n’est-il pas comme l’homme insensé qui bâtit sa maison sur le sable sans en avoir d’abord assuré les fondations, les exigences concrètes ? Le projet est voué à l’échec. Même ses proches doutent. Et Henri de Bourbon, l’Abbé de Saint-Germain dont Olier dépend, y est défavorable.

Pourtant, le 2 mai 1645, Olier monte à Montmartre avec deux compagnons. Là, ils promettent devant Dieu de poursuivre l’œuvre du Séminaire : ensemble, former pour Dieu des prêtres qui puissent le servir en esprit et en vérité. (À suivre)

 

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