Clôture de l’année de la foi

2012-2013-ANNEE-DE-LA-FOI-LOGOCroire ou ne pas croire. On dira que cela ne dépend pas de nous. C’est souvent vrai, dans un sens comme dans l’autre. D’autres diront que cela ne fait pas grande différence. Mon avis est que cela fait, bien au contraire, une très grande différence. L’Année de la Foi nous a permis de mieux nous en rendre compte.

On croit ou bien on ne croit pas que Dieu existe. On croit ou bien on ne croit pas qu’il existe une vie après la mort. On croit ou on ne croit pas que la mère du Christ est demeurée vierge.

On peut dire : « Je ne sais pas ». C’est une position respectable (beaucoup plus respectable que celle, si prétentieuse, de qui affirme : « Je sais bien, moi, qu’il n’y a rien »). C’est cependant une absence de foi.

Si on croit que Dieu existe, on comprend que tout dépend de lui. Cela change complètement notre regard. Ce qui peut sembler absurde, ne l’est qu’en apparence. Il y a un sens à tout, qui nous apparaîtra « le jour où nous verrons toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’unité » (Marthe Robin).

On comprend alors que notre vie présente est le prélude à quelque chose qui sera incomparablement plus beau et qui importe plus que tout. Une espérance sans limite devient possible. « Et Dieu essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail ; car les premières choses sont passées » (Ap 21,4).

La foi n’est pas le doute ; elle est le doute surmonté. Elle n’est pas non plus l’évidence ; elle est cette certitude qui vient d’une confiance absolue, que Dieu mérite. « Dieu ne peut ni se tromper, ni nous tromper » (Acte de Foi). Si l’on admet que les prophètes, les évangélistes et les apôtres nous ont véritablement transmis la parole de Dieu, alors il n’y a plus à douter.

Je voudrais ajouter que l’Année de la Foi n’aura pas seulement été une invitation à une foi plus profonde : elle nous aura aussi permis de purifier notre foi. Nous avons sans cesse à faire le tri entre ce qui est la foi véritable, transmise par l’Église, et ce qui n’est qu’opinion personnelle. Beaucoup de « croyances » sont répandues, mais ne sont pas la foi. Elles peuvent être fausses ; elles peuvent être justes ; elles peuvent aussi être une expression discutable de quelque chose de juste. Elles peuvent nous éloigner de Dieu ; elles peuvent être un chemin vers lui. Il est important de savoir faire la différence.

Dans ce qui nous rend heureux de croire, il y a la joie de se sentir proche de tous ceux qui adorent Dieu :

nos frères et sœurs chrétiens, mais aussi ces « frères aînés » que sont les Juifs religieux, ainsi que tous les croyants de l’Islam.

Nous avons un autre motif de joie. Avez-vous remarqué que l’on peut être heureux de croire tout simplement parce que l’on aime Dieu ? Beaucoup ne comprendront pas cela ; mais nous le savons par expérience.

Notre acte de foi est un acte de confiance. Or Dieu mérite cette confiance. Nous sommes heureux de pouvoir lui dire : « Je crois en toi, Mon Dieu » – tout comme on est heureux d’adresser des félicitations à quelqu’un qui les mérite, et que l’on aime.

Père Jean-Loup Lacroix

image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer
Print Friendly, PDF & Email

Les commentaires sont fermés.