Père Paul Roumanet (14 janvier 1936 – 26 janvier 2015)

Nous apprenons avec grande émotion le décès accidentel du Père Paul Roumanet, notre ancien curé.
(Obsèques samedi prochain 31 janvier à 14h30 à Aubenas. Messe à son intention dimanche 1er février à 11h00 à Saint-Sulpice.)

2008-01-le-Père-Roumanet-fait-visiter-Saint-Sulpice-2Né le 14 janvier 1936 à Aubenas (Ardèche), Paul ROUMANET a eu le malheur de perdre son père à l’âge de 8 ans, en 1944. Il pense très tôt au sacerdoce et il suit le parcours classique : petit-séminaire puis grand-séminaire, de 1948 à 1960.

Il est ordonné prêtre le 2 avril 1960. Il devient aussitôt sulpicien. Après sa théologie à Rome et à Paris, il est envoyé au grand-séminaire de Koumi (Burkina-Faso) où il enseigne notamment les Sciences sociales. En 1968, alors qu’il n’a que 32 ans, il est nommé supérieur du grand-séminaire Saint-Gall, au Bénin, dont il sera le dernier supérieur venu d’Europe. De 1982 à 1992, il est supérieur du grand-séminaire de Marseille. De 1992 à 2008, pendant un total de 16 années, il est curé de Saint-Sulpice. Il a été Doyen de Rennes-Luxembourg, chapelain de Saint-Joseph des Carmes et membre du Conseil provincial de la Province de France des Prêtres de Saint-Sulpice.

Il est décédé ce lundi 26 janvier 2015, à la suite d’un accident de voiture.

Le Père Roumanet a laissé un grand souvenir en Afrique, mais surtout à la paroisse Saint-Sulpice. Tous soulignent son attention aux personnes. À l’annonce de son décès un prêtre ami nous dit : « Il était accueillant. Je le voyais pasteur avec toutes sortes de gens. »

Il a su accueillir et soutenir dès le début les fondateurs de l’Association « Pour la Miséricorde divine » en prévoyant que les veillées de prière qu’ils organisaient prendraient très vite une grande importance.

On savait que quiconque était dans la détresse pouvait se tourner vers lui. Il confessait beaucoup et il a longtemps participé à la formation des jeunes prêtres au ministère de la confession. Il expliquait : « Les gens viennent. Ils se mettent humblement à genoux pour dire leurs péchés. Parfois, pourtant, en les écoutant, c’est vous qui avez envie de vous mettre à genoux devant eux. »

Il avait son caractère et il ne fallait pas trop espérer lui forcer la main. Il disait un jour en souriant : « Je ne suis pas très facile à culpabiliser. »

De retour dans son diocèse de Viviers, il avait été nommé Délégué diocésain à la Vie consacrée. Il avait une grande estime de la vocation des religieux et religieuses. Il est mort, trop tôt et trop vite, en cette année de la Vie consacrée, à quelques jours de la fête de la Présentation. Il aura été prêtre près de 55 années.

image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer
Print Friendly, PDF & Email

Les commentaires sont fermés.