Sursaut

On se dit qu’on a échappé au pire. Aucune personne n’a été blessée ni intoxiquée. Aucun objet religieux n’a été atteint. Le grand orgue est intact.

Quoi qu’on en dise, nous vivons dans un pays bien administré. Dimanche, aussitôt après les pompiers et la police, des élus et des hauts fonctionnaires sont arrivés pour prendre la mesure des dégâts. Dès lundi, des entreprises missionnées par la Ville de Paris étaient au travail. Deux jours plus tard, le diocèse de Paris envoyait de grosses équipes de nettoyage en collaboration avec notre société d’assurances.

Les bénévoles et les salariés de la paroisse faisaient le maximum. Il y avait aussi tous ces messages reçus, venus du monde entier, auxquels j’essayais de répondre d’un mot.

Que faire maintenant ? Refermer la parenthèse au plus vite ? Essayer de faire comme si cet incendie n’avait pas eu lieu ? Il y a mieux à faire. Pour cela, nous aurons besoin de l’aide de tous. « Unir nos forces » : c’est le mot d’ordre qui s’impose plus que jamais.

Notre église a été assombrie : nous devons lui donner plus de lumière. Les opérations de nettoyage doivent se poursuivre. Avec votre aide, nous poursuivons aussi nos efforts pour un meilleur éclairage. Nous venions justement de passer commande d’une étude à ce sujet. Nous irons plus vite pour sa mise en œuvre.

Notre église a été sinistrée. Nous devons mieux la protéger. La solution ne peut pas être d’en tenir les portes fermées. Nous avons besoin de professionnels et de bénévoles mieux formés et plus nombreux. Avec l’aide de tous, c’est chose possible.

Réparer les dégâts ne suffit pas. Mardi après-midi, j’avais rendez-vous avec un artiste pour un projet qui me tient particulièrement à cœur. J’ai maintenu ce rendez-vous. Je vous en reparlerai très bientôt.

Père Jean-Loup Lacroix

23 mars 2019

image_pdfTélécharger en PDFimage_printImprimer
Print Friendly, PDF & Email

Les commentaires sont fermés.