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Jean-Baptiste Languet de Gergy

Parlons d’abord de son saint patron : Jean-Baptiste, le Précurseur. Dans l’Histoire Sainte, il est l’homme pivot. Jusqu’à lui, l’attente. Après lui, Dieu qui dépasse nos attentes. Jusqu’à lui, la Première Alliance. Aussitôt après, l’Alliance Nouvelle et Éternelle.

Est-ce que cela signifie que son témoignage serait littéralement dépassé ? Pas du tout ! Celui qu’il attendait, Jésus, nous l’attendons, encore et encore, jusqu’à son retour. Tout comme la foi d’Abraham demeure la nôtre, l’espérance du Baptiste est celle des chrétiens.

Au pied du sapin, un enfant a un gros paquet dans les bras, mais il n’a pas encore défait le papier. Déjà, pourtant, il est ravi. Notre situation est analogue. Saint Jean écrit : « Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté » (1 Jn 3,2). Comme Jean-Baptiste, nous touchons au but. La présence du Sauveur parmi nous est bien réelle. Mais nous attendons bien davantage.

Dans l’évangile de ce dimanche Jésus dit de Jean-Baptiste qu’il est « bien plus qu’un prophète ». Nous aurons à méditer cela.

Je tiens cependant à vous parler d’un autre personnage. Vous avez ci-dessus la reproduction d’une gravure qui le représente. Il s’agit de ce curé du 18e siècle qui sut relancer la construction de notre église, interrompue pendant 41 ans : Jean-Baptiste LANGUET de GERGY (curé de 1714 à 1748). Vous connaissez au moins son monument funéraire, tout récemment restauré. Nous aurons ce dimanche à 16h00 à l’église une conférence sur lui par un conférencier plus qualifié que quiconque pour nous parler cet homme étonnant, le Père Bernard PITAUD.

Après avoir publié plusieurs ouvrages sur Jean-Jacques Olier et sur ses successeurs immédiats, le Père Pitaud en est venu à travailler l’histoire de Saint-Sulpice au 18e siècle. Son exposé sera ainsi le résultat d’un travail récent et de première main (effectué notamment à partir des archives sulpiciennes conservées rue du Regard).

Il faut souligner aussi que cette conférence sera la mise en route de notre année sur la première Béatitude « Heureux les Pauvres ». Tout comme Olier et Vincent de Paul au siècle précédent, Languet de Gergy a en effet accompli une œuvre très considérable au service des miséreux de toute sorte. Il quêtait pour son église. Il quêtait plus encore pour le service des plus pauvres.

Il vivait en un temps où l’étalage des richesses ne connaissait aucune retenue. Des centaines de résidences somptueuses venaient d’être construites sur le territoire de sa paroisse (Pré-aux-Clercs, Faubourg Saint-Germain). En 1736, le jeune Voltaire, son contemporain, écrivait : « Ce temps profane est tout fait pour mes mœurs. J’aime le luxe » (Le Mondain).

La mystique était passée de mode. Et avec elle, le sens de « l’éminente dignité des pauvres » (Bossuet).

Je suis impatient de mieux comprendre comment le jeune curé Languet de Gergy (40 ans quand il fut nommé) sut affronter les défis de ce temps-là.

Le nôtre lui ressemble tant.

Père Jean-Loup Lacroix

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