Un temps pour donner

En décembre, nos boîtes aux lettres se remplissent de courriers qui sont autant d’appels au don.

Pourquoi décembre plus qu’un autre mois ? À cause de Noël. C’est clair.

Dans la mémoire chrétienne, deux images se superposent : celle des Bergers venant à la Crèche pour voir le Sauveur et celle des Mages arrivant ensuite pour l’adorer et lui offrir leurs présents.

Faire une offrande à la divinité que l’on adore est un geste religieux universel. Si l’Enfant de Bethléem est bien Dieu parmi les hommes, rien n’est plus logique que de lui faire des offrandes.

Plus tard, on comprendra que cet enfant est lui-même un cadeau. Le plus inimaginable qui soit. Dieu qui se donne. Qu’il ait eu pour berceau une mangeoire est profondément significatif. Le jour viendra où il se donnera lui-même en nourriture : « Prenez. Mangez. Ceci est mon corps. »

Ce même soir, il lavait les pieds de ses disciples : « Faites de même ! » L’offrande faite à Dieu et le service du prochain se trouvaient liés pour toujours.

Pourquoi donner en décembre ? Parce qu’on se sentirait coupable de ne pas le faire ? Ce n’est évidemment pas la bonne réponse. Un don triste est un triste don. « Dieu aime qui donne avec joie » (2 Co 9,7). On donne pour entrer dans la fête. Pour que tous y aient part.

Père Jean-Loup Lacroix

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