Joseph

La méditation de la crèche et des évangiles de l’enfance du Christ nous donne à contempler la figure de Joseph. Il est un des saints les plus vénérés dans le monde, comme en témoignent le nombre d’églises ou d’instituts religieux qui lui sont consacrés. Dans notre quartier, la chapelle Saint-Joseph des Carmes en est un exemple. Or on ne sait pas grand-chose sur lui. Comment nourrir notre foi avec son compagnonnage spirituel ?
Il se trouve que le 8 décembre dernier, le pape François a publié la lettre apostolique Patris Corde à l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de Saint-Joseph comme « patron universel de l’Église ».
Dans ce document d’une dizaine de pages, il nous donne quelques pistes qui peuvent nous éclairer. Je vous en partage les idées principales.
Le pape rappelle d’abord les éléments principaux donnés par les évangiles de Matthieu et Luc : …/..
à la une !
DERNIÈRE MESSE ‘RORATE’
Après celles du 16, présidée par Monseigneur Michel AUPETIT, et du 18, la dernière messe Rorate de cet Avent 2020 sera célébrée Mercredi 23 à 7h00
(entrée par la rue Garancière)

HORAIRES DE NOËL



























Humble charpentier (Mt 13, 55), promis en mariage à Marie (Mt 1, 18 ; Lc 1, 27) ; un « homme juste » (Mt 1, 19), oujours prêt à accomplir la volonté de Dieu manifestée dans sa Loi (Lc 2, 22.27.39) et dans les songes (Mt 1, 20 ; 2, 13.19.22). Il vit naître le Messie à Bethléem dans une étable, fut témoin de l’adoration des bergers (Lc 2, 8-20) et des Mages (Mt 2, 1-12). Quarante jours après la naissance, Joseph, avec Marie, offrit l’Enfant au Seigneur dans le Temple (Lc 2, 22-35). Pour protéger Jésus d’Hérode, il séjourna en Égypte avant de retourner dans le petit village inconnu de Nazareth en Galilée. Quand, au cours d’un pèlerinage à Jérusalem, Marie et Joseph perdirent Jésus âgé de douze ans, ils le cherchèrent, angoissés, et le retrouvèrent dans le Temple en train de discuter avec les docteurs de la Loi (Lc 2, 41-50).
Le pape propose ensuite sept méditations que la période de pandémie lui a inspirées sur la figure de Joseph
1. un « Père aimé », parce qu’il a donné sa vie pour accueillir le projet de Dieu en Marie, qu’il a converti sa vocation humaine en don de soi pour le service de la croissance du Messie.
2 un « Père de tendresse ». Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu : « Comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint » (Ps 102 [103], 13). Joseph a élevé Jésus avec patience, malgré ses faiblesses et son sentiment d’indignité devant cette responsabilité. « Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu, c’est également croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau ».
3 un « Père dans l’obéissance ». Pour Joseph, obéir aux songes qui lui révèlent la volonté de Dieu accepter une femme enceinte de l’Esprit-Saint, s’enfuir en Égypte, puis revenir à Nazareth…, c’est accepter d’aller contre ce qui aurait paru être le bon sens. C’est dans cette disponibilité à Dieu que Joseph a éduqué Jésus.
4. un « Père dans l’accueil ». Joseph ne met pas de condition pour accueillir Marie, il ne met pas d’abord ses arguments rationnels dans la balance : il accueille cette femme avec confiance, il accepte de laisser de côté ses craintes (Mt 1, 20). C’est de cet accueil inconditionnel que la vie de chacun peut repartir.
5 un « Père au courage créatif » : quand la vie ne se passe pas comme prévu, que nous l’accueillons malgré tout dans la foi, le « courage créatif » nous fait trouver des ressources au cœur même de nos difficultés. Joseph en fait preuve lorsqu’il a dû émigrer en Égypte ; c’est aussi le cas des porteurs qui descendent un paralysé par le toit pour le présenter à Jésus.
6 « Père travailleur », il a appris à Jésus « la valeur, la dignité et la joie de ce que signifie manger son pain, fruit de son travail ». Joseph nous rappelle que « le travail devient participation à l’œuvre même du salut, occasion pour hâter l’avènement du Royaume, développer les potentialités et qualités personnelles en les mettant au service de la société et de la communion ».
7 « Père dans l’ombre ». Être père signifie introduire l’enfant à l’expérience de la vie, à la réalité : ne pas le retenir, ne pas l’emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départs. Il y a toujours dans la paternité un certain renoncement, une « chasteté » qui ne cherche pas à posséder, mais à être au service de la croissance de son enfant. Le bonheur de Joseph n’en n’est pas moins diminué puisqu’il le fait dans une logique de don de soi, par amour.
A la fin de sa lettre, le pape nous propose une prière adressée à Saint Joseph :
Salut, gardien du Rédempteur,
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
et défends-nous de tout mal. Amen.
Père Henri de la Hougue

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